Menaces

Le saïga (Saiga tatarica) est actuellement classé « En danger » (et a longtemps été en danger critique d’extinction) par l’UICN. Sa survie ne tient qu’à un fil face à trois menaces majeures qui agissent souvent de concert.

Le Braconnage le poids des traditions

Le braconnage n’est pas qu’une question de viande, c’est avant tout un trafic international.

  • Le problème : Seuls les mâles portent des cornes. Elles sont extrêmement prisées par la médecine traditionnelle chinoise pour leurs prétendues vertus fébrifuges (contre la fièvre).

La conséquence biologique : En ciblant uniquement les mâles, les braconniers créent un déséquilibre catastrophique du sex-ratio. On a parfois observé des groupes de 100 femelles pour 1 seul mâle, ce qui rend le renouvellement des générations quasiment impossible.

Les Épidémies : Une vulnérabilité foudroyante

Le saïga est connu pour ses « mortalités de masse » (mass die-offs) qui peuvent décimer des troupeaux entiers en quelques jours.

  • La bactérie tueuse : En 2015, une épidémie de pasteurellose a tué plus de 200 000 individus au Kazakhstan en moins de trois semaines.

  • Le facteur aggravant : Des chercheurs pensent que des hausses inhabituelles de température et d’humidité transforment des bactéries normalement inoffensives présentes dans le nez des saïgas en agents pathogènes mortels.

                                                         Les barrières physiques

Les saïgas sont de grands migrateurs. La construction de routes, de voies ferrées et de clôtures frontalières bloque leurs routes traditionnelles vers les pâturages d’hiver, les condamnant parfois à la famine.

Hivers rigoureux (Dzut) :




















Des épisodes de gel intense empêchent 
















les animaux d’accéder à l’herbe sous la neige.

Sécheresses : 

Elles réduisent les points d’eau et la qualité du fourrage, affaiblissant les mères avant la mise bas.